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Banque de projets

Les détenus de la Maison d'arrêt des Hauts-de-Seine, des amateurs des actions culturelles, inscrits dans un parcours à dominante cinéma

Hommes
  • Justice
    • Cinéma et audiovisuel
    • Milieu urbain
    • Nanterre, Hauts de Seine, Ile de France, France

    Description du projet

    Dans le cadre d'un projet global s'appuyant sur la thématique du voyage et du déracinement, le SPIP des Hauts-de-Seine a organisé le 6 juin 2010 la visite de la Cinémathèque française (collection permanente et exposition temporaire "Tournages, Paris-Berlin-Hollywood, 1910-1939"), pour quatre détenus de la Maison d'arrêt des Hauts de Seine à Nanterre, dans le cadre d’une permission de sortir accordée par le juge d'application des peines. Ils étaient accompagnés par deux surveillants en civil, la référente culture du département d'insertion et de probation de la direction inter-régionnale de la direction de l'administration pénitentiaire, la déléguée culturelle de la ligue de l'enseignement, la coordinatrice culturelle de la ligue de l'enseignement.
    Cette sortie a permis aux détenus de découvrir un nouveau rapport avec les personnels pénitentiaires qui les accompagnaient (2 surveillants en civil). Chaque participant (détenus et accompagnateurs : coordinatrice culturelle de la ligue de l'enseignement, ...) était là pour apprendre et découvrir.
    Les détenus ont ensuite pu approfondir leurs connaissances, en détention, grâce à un stage "Histoire et Cinéma". L'objectif est d'ouvrir un horizon aux personnes incarcérées pour mieux les réinsérer dans la société.

    Résultats et perspectives du projet

    La visite du musée du cinéma a constitué, pour les détenus, une respiration dans leur quotidien et la découverte de l'histoire du patrimoine et d'un art à la fois élitiste et populaire. De plus, tous ont été surpris de constater que l'expérience a fait évoluer l'idée qu'ils se faisaient de la Culture : ils ont découvert des cultures plurielles et qui ne sont pas que pour "les autres". Même si les personnes sélectionnées pour le projet étaient en quelque sorte des détenus "modèles", il n'en reste pas moins que leurs pratiques culturelles ne les amènent que très rarement dans ce type de lieu. Cette expérience les aide à porter un regard neuf sur la société comme sur eux-mêmes, ce qui est valorisant.
    Et bien que la volonté soit forte de refuser une culture à deux vitesses, les restrictions budgétaires annoncées risquent de mettre à mal la qualité de l'offre pour les personnes incarcérées. De nouveaux modes de financement seront probablement à inventer.
    D'autres détenus qui ont participé à des stages de théâtre ou à des ateliers théâtre ou littérature pourront postuler pour se rendre à la Comédie française en fonction de leur dossier. Ce sont à chaque fois des groupes de quatre à cinq personnes. Il y a aussi un projet en cours avec l'Opéra de Paris.

    Contractualisation du projet

    convention de partenariat avec la Cinémathèque française

    Ressources

    lettre des cadres de l’Administration pénitentiaire, fiche bilan SPIP 92 - Cinémathèque française

    Documentations

    Partenaires

    • Cinémathèque française