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L’Action culturelle en milieu pénitentiaire

Anselme, Léo et Direction de l'Administration Pénitentiaire - sous-direction de la réinsertion
ARSEC
Rapports publics
1997
L'un des objets de cette étude est la recherche d'un comportement différencié des établissements en fonction de leur taille et de leur type. Ce repérage est d'autant plus justifié qu'il rappelle la volonté de voir émerger une politique culturelle pensée à partir de la région pénitentiaire, en liaison avec un partenariat qualité (DRAC, services culturels des collectivités territoriales, opérateurs culturels).

Cette enquête constitue le premier recensement de l'activité culturelle des établissements pénitentiaires, hormis le chapitre "bibliothèque" qui a déjà donné lieu à une étude réalisée en 1991 par le service des statistiques du Ministère de la Justice et qui peut nous servir de référence sur un certain nombre d'indicateurs. Deux critères de sélection sont retenus pour cette présentation quand ils apparaissent discriminants, maisons d'arrêt et établissements pour peine d'une part et petits et grands établissements d'autre part (soient les établissements de plus de 300 détenus). Pour le premier critère, on observe une coïncidence très opportune entre la répartition par type d'établissement et la répartition de la population pénitentiaire (les 26,4% d'établissements pour peine correspondent à 26,6% de la population), de ce fait, si un événement détermine une certaine distribution entre maison d'arrêt et établissement pour peine, il représente la même part en terme d'effectifs. Le second critère n'offre bien sûr pas cet avantage puisque 71% de la population loge dans 35% du parc pénitentaire (établissements de plus de 300 détenus). Un autre risque lié à la taille des établissements est la différence d'impact d'un même événement. Le risque étant là de souligner la faiblesse des activités culturelles des petits établissements comparativement aux grands, et d'en déduire que le détenu écroué dans un grand établissement est en situation privilégiée pour accéder à la culture. En effet, si la maison d'arrêt de Montargis (22 détenus) ouvre ses portes pour un concert, c'est un événement probablement rare mais tout porte à croire que tous les détenus pourront y être présents, hypothèse peu probable à Fleury-Mérogis qui compte un effectif de 4764 détenus au 1/1/1996.