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TIG au Haras national de Gelos

Daniel Vialaret, Responsable de Pôle du Haras national de Gelos

 

Pouvez-vous nous présenter votre projet ? Comment est-il né ?

Nous accueillons, chaque année depuis 2003, quatre ou cinq jeunes primo-délinquants effectuant des Travaux d'Intérêt Général, pour une durée de deux à trois semaines (une centaine d'heures de travail en moyenne). Nous recevons aussi bien des jeunes hommes que des jeunes femmes.

La collaboration avec le Ministère de la Justice s'est faite naturellement et a été entérinée récemment par un accord cadre entre la Protection Judiciaire de la Jeunesse et les Haras nationaux.

Les jeunes qui ont la fibre cheval sont affectés aux soins, sous la responsabilité d'un agent du Haras, tandis que les autres (ceux qui ont peur, par exemple) s'occupent des espaces verts, avec les jardiniers.

En effet, on ne peut pas grand-chose contre la peur des chevaux, on ne met donc pas tout le monde en contact rapproché avec les animaux. Le nombre de places disponibles varie en fonction de la charge de travail et de la saison (l'hiver, il y a moins de tâches à effectuer dans les espaces verts).


Quels sont les objectifs de cette action ?

Le but est de redonner espoir à ces jeunes qui n'ont pas eu de chance, en leur montrant que la vie n'est pas forcément toute noire et en les aidant. Cela sert aussi à les recadrer un peu, mais ils sont généralement de bonne volonté.

 

Quel type de réactions ce projet suscite-t-il ?

Les jeunes ont des réactions variables, c'est pourquoi il faut s'adapter à chacun. Du côté des employés du Haras, certains sont un peu réticents. Pour l'encadrement, on privilégie donc le personnel motivé et qui a la fibre pédagogique.


Selon vous, quels bénéfices les jeunes en retirent-ils ?

Tous les jeunes ne font pas part de leurs sentiments les derniers jours, certains partent un peu comme des sauvages. Mais d'autres nous disent clairement qu'ils se sont "régalés". C'est particulièrement gratifiant pour nous.


Quel bilan global pouvez-vous tirer de votre expérience ?

Même si l'encadrement des jeunes en TIG représente une charge de travail supplémentaire, c'est aussi de la main d'œuvre en plus et cela nous rend service. On recommence à chaque fois avec l'espoir d'encourager ces jeunes à entreprendre quelque chose.


Quelles seraient les personnes ressources à contacter pour mener à nouveau ce projet, dans d'autres contextes ?

Les personnes ressource sont, au SPIP des Pyrénées-Atlantiques : Mme Mancon, Mme Caplat, Mme Faletto, Mme Bellanger et M. Cazenave ; à la Direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse Aquitaine Sud : Charlotte Gauthier, en charge des Landes et des Pyrénées Atlantiques.