• Français
  • English

Atelier vidéo hebdomadaire

Gaëlle Milin, Côte Ouest


Pouvez-vous nous présenter votre projet ?

L’association Côte Ouest a pour but de promouvoir le cinéma, et le court-métrage en particulier, sur tout le territoire de Bretagne.

Depuis 1986, elle organise chaque année en novembre le Festival Européen du Film Court de Brest. Par ailleurs, elle met en place différentes actions d’éducation à l’image en direction des publics, en lien avec des professionnels de l’audiovisuel.

Développer le sens critique sur l’image, accompagner une démarche de création et susciter la rencontre avec les artistes et les œuvres sont au cœur de ses missions.

Présents depuis 1997 à la Maison d’arrêt de Brest, nous y menons différents projets.


Pouvez-vous nous présenter votre atelier?

En 2007, nous avons décidé de mettre en place une activité plus régulière, sous la forme d’un atelier vidéo hebdomadaire destiné à l’animation du canal vidéo interne. 

Les participants y choisissaient la programmation des films. Ils effectuaient aussi des captations d’images à l’occasion d’évènements organisés à la Maison d’arrêt : concerts, spectacles. L’évènement était ainsi retransmit sur le canal interne, de même qu’une interview de l’artiste réalisé par les détenus. 

De petits documentaires ont été réalisés à cette occasion.

Un reportage sur la cuisine en détention a retracé tout le cheminement des aliments, depuis la chaine du froid jusqu’aux cuisines, ponctué par les interviews  des différents acteurs.

Ces reportages ne provenaient pas d’une commande de l’administration mais naissaient des initiatives et envies des personnes détenues. 

Malheureusement, cet atelier vidéo est en sommeil depuis un an car le canal vidéo interne rencontre des problèmes d’émission.


Quelles sont les contraintes rencontrées ?
Nous  intervenons en prison depuis un certain temps déjà;  nous avons une bonne connaissance des règles à respecter. De fait, nous sommes conscients qu’un projet de création prend du temps quand il s'inscrit dans l'environnement carcéral.

Chaque entrée de matériel, chaque prise de vue doit faire l'objet d'une autorisation; nous devons montrer les rushs à l’Administration pénitentiaire avant et après le montage du film, etc... 

Notre bonne entente avec le SPIP et la Direction a toujours permis que les choses se passent bien. Nos demandes, concernant les lieux de tournage notamment, ont été favorablement prises en compte.

Au sein de l'établissement, notre principal interlocuteur est l’association socio-culturelle. Elle se charge du montage administratif et financier, et fait l’interface avec l’administration.


Comment les personnes détenues réagissent-elles à ces différents ateliers ?

Les réactions sont variables, car nous rencontrons des personnes aux profils très différents, qui n’ont pas toutes le même bagage culturel.  Cela dit, la mixité n’empêche pas une bonne dynamique de travail ! La vraie difficulté est de composé avec les mouvements inévitables  en Maison d’arrêt : sorties, transferts...

Sur le film La mouette, nous avons commencé avec une équipe de  six personnes …et fini avec trois. En plein tournage, un surveillant est venu chercher un des participants pour lui annoncer qu’il allait être libéré trois heures plus tard !

Gaëlle Milin et la réalisation de films

Gaëlle Milin et les ateliers de diffusion

Gaëlle Milin et la réalisation de films